Projet de renforcement de la ligne THT : les réunions et le bras de fer continuent

Extrait de nord éclair, le 14/02/2013

Mardi soir, une deuxième réunion publique était organisée à Courcelles concernant le projet de renforcement de la ligne Avelin-Gavrelle. Devant une salle quasi-vide, le bras de fer a continué, entre les suspicions des anti-THT qui jugent le projet inutile et les dirigeants RTE qui veulent absolument montrer patte blanche dans un dossier qu'ils estiment nécessaire.

Avant même d'entrer dans la salle des fêtes de Courcelles, c'est le collectif anti-THT qui donne le ton. En distribuant des tracts, les membres attaquent fort contre le projet de RTE (réseau de transport d'électricité) visant à renforcer la ligne très haute tension à 400 000 volts entre Avelin et Gavrelle. Mais peu d'oreilles sont là pour les entendre. Ce que regrette aussi Jean-Louis Carlier, directeur de projets à RTE, en introduction de réunion publique. « C'est d'abord un constat désolant : nous ne sommes pas nombreux dans la salle », lance-t-il après avoir donné la parole au maire de Courcelles, Ernest Vendeville, farouche défenseur du projet. « Ici, la ligne passe par les champs, y'a pas de maisons en dessous donc pas de danger. J'espère que le projet va aboutir si on veut avoir de l'électricité chez soi. » La réunion peut commencer, sous l'oeil vigilant d'un nouvel acteur : un garant de la commission nationale du débat public. « Je suis là pour veiller à la bonne mise en oeuvre de l'information du public et à sa participation au débat », précise Bernard Fery. Mais, comme pour tous les intervenants, censés être « neutres », sa partialité sera mise en doute par les anti-THT, Pierre Rose en tête. « C'est quelqu'un qui devrait être au-dessus de la mêlée, alors pourquoi avez-vous dit que vous pensez que ce projet irait à son terme ?»

Voilà le problème, les dirigeants de RTE sont visiblement là pour peaufiner les « détails » (tracés, dispositifs techniques, design des pylônes, etc.) d'un projet qui, selon eux, « doit voir le jour » (ils sont prêts à dépenser entre 115 et 135 millions d'euros pour cela). Un projet dont les anti-THT ne veulent pas. Du coup, pendant que RTE parle de comment mettre en place la ligne, les anti-THT répètent son inutilité, voire même sa dangerosité. Bref, les ondes ne sont déjà pas sur la même longueur.

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